BUPAQ® Multidose 0,3 mg/mL Solution injectable pour chiens et chats
Identification
- Dénomination du médicament vétérinaire
- BUPAQ® Multidose 0,3 mg/mL Solution injectable pour chiens et chats
- Forme pharmaceutique
- Solution injectable
Composition
- Principes actifs
Nom du principe actif Quantité de principe actif Buprénorphine (sous forme de chlorhydrate) 0.3 mg/mL - Excipients
Nom de l'excipient Quantité de l'excipient Chlorocrésol 1.35 mg/mL
Usage clinique
Indications d'utilisation par espèce
| Espèce(s) | Utilisation |
|---|---|
| Chez les chiens : |
- Contre-indications
Ne pas utiliser en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Ne pas administrer par voie intrathécale ou péridurale.
Ne pas utiliser en phase pré-opératoire en cas de césarienne (voir la rubrique "Utilisation en cas de gravidité, de lactation ou de ponte").
Précautions et mises en garde
- Mise en garde particulière à chaque espèce cible
Toutes cibles :
Aucune.
- Précautions particulières pour une utilisation sûre chez les espèces cibles
L'utilisation du médicament vétérinaire dans les circonstances ci-dessous ne doit se faire qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.
La buprénorphine est susceptible d'entraîner une dépression respiratoire et, comme pour les autres opioïdes, il convient de procéder avec précaution lorsque l'on traite des animaux présentant une fonction respiratoire altérée ou des animaux recevant des médicaments susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire.
L'utilisation de ce médicament vétérinaire peut être associée à un risque plus élevé chez les animaux présentant un dysfonctionnement rénal, cardiaque ou hépatique ou en état de choc.
L'innocuité n'a pas été pleinement évaluée chez des chats cliniquement affaiblis.
En raison de son métabolisme hépatique, la buprénorphine doit être utilisée avec prudence chez des animaux présentant une altération de la fonction hépatique, notamment une maladie des voies biliaires, L'intensité et la durée de son action pourraient être altérées chez ces animaux.
L'innocuité de la buprénorphine n'a pas été démontrée chez les animaux âgés de moins de 7 semaines.
Il n'est pas recommandé de répéter l'administration à un intervalle plus court que celui suggéré dans la rubrique “Voies d'administration et posologie”.
L'innocuité à long terme de la buprénorphine chez le chat n'a pas été étudiée au-delà de 5 jours consécutifs d'administration.
L'effet d'un opioïde sur un traumatisme crânien dépend du type et de la gravité du traumatisme et de l'assistance respiratoire fournie.
- Précaution particulière à prendre par la personne qui administre le médicament
En cas de contact cutané accidentel, se laver minutieusement les mains et les régions touchées.
La buprénorphine présentant une activité de type opioïde, il faut prendre soin d'éviter toute auto-injection. En cas d'auto-injection ou d'ingestion accidentelle, demander immédiatement conseil à un médecin et lui montrer la notice ou l'étiquetage. De la naloxone doit être disponible en cas d'exposition parentérale accidentelle.
En cas de contamination oculaire ou de contact cutané, rincez abondamment à l'eau froide. Consultez un médecin si l'irritation persiste.
- Précautions particulières concernant la protection de l'environnement
Sans objet.
- Autres précautions
-
Interactions et cas particuliers
- Utilisation en cas de gravidité, de lactation ou de ponte
Gestation
Les études de laboratoire sur le rat n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. Cependant, ces études ont montré des pertes post-implantatoires et des cas de mortalité fœtale précoce. Ces derniers pourraient être dus à l'affaiblissement de la condition physique parentale pendant la gestation et à la réduction des soins post-nataux en raison de la sédation des mères.
Des études sur la toxicité pour la reproduction n'ayant pas été menées chez les espèces cibles, l'utilisation du médicament ne doit se faire qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.
Le médicament vétérinaire ne doit pas être utilisé en phase pré-opératoire en cas de césarienne, étant donné le risque de dépression respiratoire chez les nouveau-nés ; et il ne doit être utilisé qu'avec une attention particulière en phase post-opératoire (voir ci-dessous).
Lactation
Des études menées chez des rates allaitantes ont démontré qu'après administration intramusculaire de buprénorphine, les concentrations de buprénorphine sous forme inchangée dans le lait égalaient ou dépassaient la concentration plasmatique. Comme il est probable que la buprénorphine soit excrétée dans le lait chez d'autres espèces, son utilisation n'est pas recommandée en période de lactation. L'utilisation du médicament ne doit se faire qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
- Interactions médicamenteuses et autres formes d'interactions
La buprénorphine est susceptible d'entraîner une certaine somnolence, pouvant être potentialisée par d'autres agents à action centrale, dont les tranquillisants, les sédatifs et les hypnotiques.
Chez l'homme, des données indiquent que des doses thérapeutiques de buprénorphine ne réduisent pas l'efficacité analgésique des doses standards d'un agoniste opioïde. Ces données indiquent que, lorsque la buprénorphine est utilisée dans la gamme habituelle de doses thérapeutiques, les doses standards d'un agoniste opioïde peuvent être administrées avant la disparition des effets de la buprénorphine sans compromettre l'analgésie. Il est cependant déconseillé d'utiliser la buprénorphine en association avec la morphine ou d'autres analgésiques de type opioïde, comme l'étorphine, le fentanyl, la péthidine, la méthadone, le papaveretum et le butorphanol.
La buprénorphine a été utilisée avec l'acépromazine, l'alphaxalone/alphadalone, l'atropine, la dexmédétomidine, l'halothane, l'isoflurane, la kétamine, la médétomidine, le propofol, le sévoflurane, le thiopental et la xylazine. L'association de la buprénorphine à des sédatifs peut augmenter les effets dépresseurs sur la fréquence cardiaque et respiratoire.
- Anti-microbiens et anti-parasitaires : lutte contre les résistances
Délivrance interdite au public.
Administration exclusivement réservée aux vétérinaires.
Effets indésirables et surdosage
- Incompatibilité majeure
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament vétérinaire ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments vétérinaires.
- Effets indésirables
Chiens :
Rare
(1 à 10 animaux / 10 000 animaux traités) :
Hypertension, tachycardie ;
Sédation1.
Très rare
(< 1 animal / 10 000 animaux traités, y compris les cas isolés) :
Réaction au site d’injection2; douleur au site d’injection2 ;
Vocalisations3.
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : Hypersalivation ;
Bradycardie ;
Hypothermie, déshydratation ;
Agitation ;
Myosis ;
Dépression respiratoire.
1 Lors d’une utilisation à des fins analgésiques. Peut survenir à des niveaux de dose plus élevés que ceux recommandés.
2 Avec gêne locale. Normalement, l’effet est temporaire.
3 Causées par une douleur au site d’injection.
Chats :
Fréquent
(1 à 10 animaux / 100 animaux traités) :
Mydriase1 ;
Trouble du comportement1,2.
Rare
(1 à 10 animaux / 10 000 animaux traités) :
Sédation3. Très rare
(< 1 animal / 10 000 animaux traités, y compris les cas isolés) :
Réaction au site d’injection4,douleur au site d’injection4 ;
Vocalisations5.
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : Dépression respiratoire. 1 Disparaît généralement sous 24 heures.
2 Signes d’euphorie (ronronnements, augmentation des déplacements et frottements excessifs).
3 Lors d’une utilisation à des fins analgésiques. Peut survenir à des niveaux de dose plus élevés que ceux recommandés.
4 Avec gêne locale. Normalement, l’effet est temporaire.
5 Causées par une douleur au site d’injection.
Il est important de notifier les effets indésirables. La notification permet un suivi continu de l’innocuité d’un médicament vétérinaire. Les notifications doivent être envoyées, de préférence par l’intermédiaire d’un vétérinaire, soit au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché ou à son représentant local, soit à l’autorité nationale compétente par l’intermédiaire du système national de notification. Voir la notice pour les coordonnées respectives.
Posologie
| Espèce(s) | Posologie |
|---|---|
| Afin de garantir une posologie appropriée, le poids corporel doit être déterminé aussi précisément que possible. L’utilisation d’un équipement de mesure convenablement étalonné est recommandée.
Chiens : analgésie post-opératoire, potentialisation de la sédation Chats : analgésie post-opératoire
10 à 20 microgrammes de chlorhydrate de buprénorphine par kg de poids corporel (soit 0,3 à 0,6 mL de médicament vétérinaire par 10 kg).
Pour obtenir un plus grand soulagement de la douleur, il est possible de répéter la dose en cas de nécessité :
Chiens : Soit après 3 à 4 heures, à raison de 10 microgrammes de chlorhydrate de buprénorphine par kg de poids corporel Soit après 5 à 6 heures, à raison de 20 microgrammes de chlorhydrate de buprénorphine par kg de poids corporel. Chats : une fois, après 1 à 2 heures, à raison de 10 à 20 microgrammes de chlorhydrate de buprénorphine par kg de poids corporel.
Les effets sédatifs apparaissent 15 minutes après l'administration tandis que l'activité analgésique se manifeste après 30 minutes environ. Pour assurer l'analgésie pendant l'intervention chirurgicale et immédiatement au réveil, le médicament vétérinaire doit être administré en phase pré-opératoire dans le cadre de la prémédication.
En cas d'administration pour potentialiser la sédation ou dans le cadre de la prémédication, la dose d'autres agents à action centrale, comme l'acépromazine ou la médétomidine, doit être réduite. Cette réduction dépendra du degré de sédation recherché, de l'animal concerné, du type d'autres agents inclus dans la prémédication et des modalités selon lesquelles l'anesthésie sera induite et maintenue. La quantité d'anesthésique volatil utilisé peut aussi éventuellement être réduite. La réaction des animaux recevant des opioïdes présentant des propriétés sédatives et analgésiques peut varier. Les réponses individuelles des animaux doivent donc être contrôlées et prises en compte lors de l'ajustement posologique ultérieur. Dans certains cas, la répétition des doses peut de ne pas induire d'effet analgésique supplémentaire. Dans ces cas, l'administration d'un AINS injectable approprié doit être envisagée.
Le bouchon en caoutchouc peut être percé 25 fois au maximum. |
Temps d'attente
- Voie d'administration
- Intraveineuse
- Intramusculaire
Conservation et stockage
- Température de conservation
- Non renseigné
- Précautions particulières de conservation selon pertinence
Conserver le flacon dans l'emballage extérieur de façon à le protéger de la lumière.
Ne pas conserver au réfrigérateur. Ne pas congeler.- Précaution particulière à prendre lors de l'élimination
Ne pas jeter les médicaments dans les égouts ou dans les ordures ménagères.
Utiliser les dispositifs de reprise mis en place pour l’élimination de tout médicament vétérinaire non utilisé ou des déchets qui en dérivent, conformément aux exigences locales et à tout système national de collecte applicable au médicament vétérinaire concerné.
Informations commerciales
| Présentation | Accessible au groupement | Classement du médicament en matière de délivrance | Numéro d'autorisation de mise sur le marché |
|---|---|---|---|
| BUPAQ® Multidose 0,3 mg/mL Boîte de 1 flacon de 10 mL | Non | Administration exclusivement réservée aux vétérinaires | FR/V/1748656 3/2011 |
Informations de révision
- Date de révision de la notice
- 6/25/2025
Responsabilités
- Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
- VETVIVA RICHTER
- DURISOLSTRASSE 14 OBEROESTERREICH 4600 WELS AUTRICHE
- Responsable de la mise sur le marché
- VIRBAC France
- 13e rue LID - FR-05617 CARROS
https://pro-fr.virbac.com/home.html
- Responsable de la pharmacovigilance
- VIRBAC France
- 13e rue LID - FR-05617 CARROS
https://pro-fr.virbac.com/home.html
